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Les stations du sentier éducatif de Kautenbach

 

 

Station 1: Surface rudérale

tanaisie, photo R. Clement, Naturpark OurSous le pont du chemin de fer, on découvre une surface peuplée d'une végétation rudérale. Les plantes rudérales sont des plantes qui croissent parmi les décombres (lat. rudus, rudera), le long des chemins ou des berges, en général sur des surfaces modifiées ou influencées par l'homme, souvent à l'intérieur ou à proximité immédiate des zones habitées. Parmi les espèces caractéristiques de ce genre de sols à l'humidité souvent variable et riches en azote, on retrouve l'armoise vulgaire, la grande ortie, le chardon vulgaire, la tanaisie vulgaire, la grande bardane et la cardère sauvage.

Wanaal, photo A. GeimerStation 2: Les berges de la Wiltz

Les berges de la Wiltz en aval de Kautenbach se distinguent par une végétation continue, formée de plantes ligneuses comme l'aune, le saule et le frêne. Cette végétation de berge joue un rôle important dans le cadre de la consolidation des berges et elle évite des dégâts importants dus à l'érosion en cas d'inondations. En outre, ces plantes ligneuses enrichissent le paysage et offrent un espace vital à de nombreuses espèces animales.

 

pètasite, photo R. Clement, Naturpark OurStation 3: Pré humide

A présent, notre chemin longe une petite zone humide. Sur ces sols à humidité variable, le long des cours d'eau et dans les zones alluviales, on retrouve principalement des prés humides ou mouillés. Dans les vallées moins étendues de l'Ösling, ces zones humides se résument souvent à d'étroites bandes le long des cours d'eau. Or, même dans les vallées plus larges, ces prés humides sont souvent de simples bandes résiduelles d'anciennes zones humides plus étendues. A cause de leur régression massive au cours des dernières décennies, les zones restantes doivent absolument être préservées. Les plantes caractéristiques de cette station sont, entre autres, la reine des prés, la salicaire, la pétasite officinale et la grande bardane.

 

photo R. Clement, Naturpark OurStation 4: Au pied de l'"Hockslay"

Nous nous trouvons à présent au pied de l'"Hockslay". Les sols épuisés, maigres et le plus souvent extrêmement secs de ce genre de promontoires rocheux offrent un espace vital à toute une série d'espèces végétales et animales intéressantes et souvent rares. En outre, ces rochers offrent des conditions de croissance idéales à de nombreuses espèces de lichens et de mousses, dont beaucoup sont très rares et figurent sur la liste rouge. Parmi les espèces caractéristiques, on retrouve la digitale pourpre, le genêt à balais, le polypode vulgaire, la sauge des bois et la campanule à feuilles rondes.

 

 

Station 5: Forêt de chênes et de charmes

photo A. GeimerLe taillis de chênes est le type de forêt traditionnel de cette région. Aujourd'hui, les véritables taillis se font cependant plus rares. En effet, ces taillis doivent leur existence à un type d'exploitation particulier. Les jeunes arbres étaient recépés à de courts intervalles de 15 à 20 ans. D'une part, les chênes apportaient le bois de chauffage et, d'autre part, le tan servait à la tannerie de cuir. Suite à l'extraction forestière, de l'avoine et du seigle étaient semés dans les bois. Les rhizomes produisaient peu à peu de nouveaux troncs qui, si le reboisement était assez important, étaient à nouveau utilisés. Les espèces caractéristiques de cette station sont, entre autres, la canche flexueuse, la sauge des bois, la luzule des bois et le muguet.

 

oelliet de Chartreuse, photo R. Clement, Naturpark OurStation 6: Les roches silicatées de l'Hockslay

Gare de Kautenbach (vue de la Hockslay) ,  Foto Alwin GeimerNous nous trouvons à présent au lieu-dit "Hockslay". Auparavant, nous sommes passés devant le pied de ce rocher, 140 mètres plus bas. Ici, les sols silicatés, maigres et secs présentent une série de plantes intéressantes comme l'œillet des Chartreux, la potentille printanière et le galéopside jaunâtre. Malheureusement, ces habitats extrêmes sont souvent menacés par des dégâts de piétinement, en particulier à hauteur des points de vue.

 

Station 7: Les forêts d'épicéas

Les épicéas sont de petits conifères introduits au Luxembourg au 19e siècle. Grâce à leur croissance rapide, ils sont souvent plantés – en particulier dans des parcelles privées. Fréquemment, on plante également des épicéas dans d'anciennes parcelles de taillis abandonnées. Les forêts d'épicéas se distinguent par leur faible luminosité ainsi que par l'absence de strate buissonnante et de couche herbacée.

Station 8: Les bords des chemins

photo R. Clement, Naturpark OurLes étroites bandes entre l'asphalte et les environs servent souvent de zones de repli à des plantes et à des animaux chassés des terres soumises à une agriculture intensive. Les bords des chemins et les talus adjacents présentent un microclimat particulier, des ressources en eau irrégulières et des sols le plus souvent assez pauvres en substances nutritives. C'est pourquoi ils se distinguent par une grande variété de plantes à fleurs. Outre plusieurs types de pelouses maigres, on y retrouve l'ortie, la berce, le pissenlit, la grande marguerite et le coquelicot.

 

épilobe en épi, photo R. Clement, Naturpark OurStation 9: La lisière de la forêt

Les lisières des forêts forment le lien entre les bois et les champs. Des lisières de forêts en terrasses et bien structurées avec une grande variété d'espèces ont une grande valeur écologique et sylvicole, pour autant que l'accotement ne soit pas ou que faiblement exploité. En plus de leur importance au niveau de la protection de la forêt contre le vent, les tempêtes, le soleil, le feu et les organismes nocifs de même qu'à celui du paysage, les lisières jouent également un rôle prépondérant du point de vue de l'interconnexion des biotopes. Parmi les arbrisseaux typiques des lisières des forêts de l'Ösling, on retrouve le roncier, le framboisier, le prunellier, l'églantine et le sureau.

 

Aussicht vom Turm bei Kautenbach, Quelle: Broschüre der Gemeinde Kautenbach zum Naturlehrpfad

 

Le belvédère près de Kautenbach

 

 

Station 10: Les pelouses silicatées

bruyère, photo R. Clement, Naturpark OurLe terme "pelouses sèches" s'applique à une communauté de plantes poussant sur un sol sec ou à humidité variable. Les pelouses dites mi-sèches se caractérisent non seulement par leur sécheresse, mais aussi par leur pauvreté en substances nutritives, un substrat géologique particulier (dans ce cas le schiste), un sol compact très peu perméable à l'eau ainsi que par un terrain en pente, souvent orienté vers le sud. Etant donné qu'ici, les pelouses mi-sèches se trouvent sur un sol schisteux riche en silicate, on parle de pelouses silicatées. Parmi les plantes typiques de ces pelouses maigres, on retrouve, entre autres, la fétuque ovine, l'épervière piloselle, la petite oseille et la potentille printanière.

IntroductionCarte – Stations – Belvédère

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